Changement de statut et ouverture du capital : La CFDT se mobilise le 23 septembre 2008!

Que vous soyez pour, que vous soyez contre, que vous n’ayez pas d’avis, que vous soyez fonctionnaires, que vous soyez contractuels, que vous soyez jeune ou moins jeune, homme ou femme : le projet de La Poste et du Gouvernement aura un impact sur la situation économique du Groupe La Poste. Qui dit économique, dit conséquences en matière d’emploi, de conditions de travail, de rémunération, bref des conséquences sur le vécu quotidien au travail.

Ce que veut la CFDT :
Maîtriser l’
avenir de l’entreprise pour garantir l’avenir des postiers !
La CFDT a toujours, de tout temps, lié ces deux aspects. C’est pourquoi en 1990, face aux velléités de privatisation des PTT, la CFDT a revendiqué et soutenu la mise en place du statut actuel comme une alternative d’avenir pour les postiers et La Poste. C’est aussi pourquoi la CFDT axe ses revendications aujourd’hui sur quatre points majeurs.
  • Une capacité de financement à la hauteur des nouveaux enjeux auxquels La Poste doit faire face.
    Les fonds propres seraient le talon d’achille de La Poste. Certes. Comment augmenter ceux-ci ? Question avec une réponse dans le projet de La Poste : changement de statut et dotation d’un capital, puis ouverture du capital en bourse, étapes obligées pour acquérir de la souplesse face à la concurrence, dixit M. Bailly. Comment expliquer alors qu’une partie des fonds propres en 2007 aient été utilisés pour éponger une (petite) partie de la dette, parce qu’il n’y avait plus de possibilités d’acquisition ? Regardons aussi, mais objectivement, ce qui se passe en Europe. La plupart des opérateurs sont à capitaux 100% public. Les opérateurs qui se sont lancés dans des capitalisations boursières ont tous procédé de la même manière : saignée dans les effectifs, précarité comme norme et service public au rabais. La CFDT estime qu’il y a d’autres pistes à explorer !
  • Des missions de service public clairement définies et financées
    Quatre missions de service public ont été dévolues à La Poste par l’Etat. Depuis 1990, il assigne à l’exploitant public au travers du contrat de plan, des missions qu’il n’a jamais financées à hauteur des coûts : c’est ce qu’on appelle les charges indûes, qui se chiffrent à plusieurs centaines de millions d’euros. Depuis 2006 et la fameuse soulte pour décharger La Poste du poids des retraites de ses fonctionnaires, le gouvernement a ponctionné 2 milliards d’euros cash (endettant ainsi encore plus le groupe) plus 15% annuels sur les résultats de La Poste (ce qui a limité l’intéressement versé aux postiers).
  • Un emploi de qualité et des garanties sociales de haut niveau pour tout le personnel
    Des garanties statutaires et sociales fortes pour le postiers sont incontournables pour la CFDT, comme le maintien de la politique d’un emploi statutaire et à temps complet.
  • Le maintien de l’unité du groupe
    La CFDT refuse toute idée d’un groupe éclaté en plusieurs filiales, chacune dotées d’un capital. Ce serait la programmation de la mort de La Poste à courte échéance, avec un maximum de conséquences sociales catastrophiques pour le personnel.


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