Centres de rétention, la CFDT soutient le recours de la Cimade
Après plusieurs demandes auprès du ministère de l’Immigration restées sans réponses, la Cimade et neuf autres associations ont déposé le 21 octobre un recours devant le Conseil d’Etat contre le décret sur la rétention administrative. Publié le 22 août dernier, celui-ci réforme « les conditions de défense des droits des étrangers en rétention qui vise à supprimer le rôle spécifique des ONG dans un Etat de droit », explique le communiqué. En ouvrant la mission d’accompagnement et de défense des étrangers à toute personne morale, le décret empêche, selon les associations signataires du recours, « toute vision cohérente d’ensemble » et bloque la possibilité pour les associations de travailler en concertation dans les centres de rétention administrative, grâce à une clause de neutralité et de confidentialité.
La Cimade a néanmoins décidé de répondre à l’appel d’offres imposé par le décret ministériel, témoignant ainsi de sa « volonté de maintenir le dialogue avec le ministère » et laissant à l’association « la possibilité de contester les décisions d’attribution des missions » en cas d’irrégularités. Parallèlement, une délégation de la Cimade et d'autres organisations, au premier rang desquelles la CFDT, a remis au ministère de l’Immigration la pétition « Les droits des étrangers ne sont pas un marché », qui en 15 jours a récolté 65 000 signatures.
Une pétition toujours ouverte à la signature en ligne sur le site de la Cimade.
La Cimade a néanmoins décidé de répondre à l’appel d’offres imposé par le décret ministériel, témoignant ainsi de sa « volonté de maintenir le dialogue avec le ministère » et laissant à l’association « la possibilité de contester les décisions d’attribution des missions » en cas d’irrégularités. Parallèlement, une délégation de la Cimade et d'autres organisations, au premier rang desquelles la CFDT, a remis au ministère de l’Immigration la pétition « Les droits des étrangers ne sont pas un marché », qui en 15 jours a récolté 65 000 signatures.
Une pétition toujours ouverte à la signature en ligne sur le site de la Cimade.
